Histoire de Lorquin

 

 

L'origine de LORQUIN est imprécise. La première mention écrite sous la forme de LAUNARIGO remonte à l'an 699. Cette date apparaît dans le cartulaire de l'abbaye de Wissembourg qui y possédait des biens.

Développé dès le XIIe siècle autour d'un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye vosgienne de Senones, LORQUIN devint en 1499 le siège d'une chatellenie rivale des seigneuries voisines de Sarrebourg et de Dabo.
A cette même époque, les d'HAUSSONVILLE, seigneurs de Turquestein, accordèrent les premières franchises aux habitants de Lorquin et firent construire le château de Zufall ou du Hazard.
Sans doute ruiné au cours de la guerre de trente ans, il fut acquis en 1720 par Marc de Beauvau, prince de CRAON, auquel le duc Léopold avait fait don des baronnies de Saint-Georges et de Turquestein.
Reconstruit en 1785, incendié en 1946, il ne reste de cet édifice, que le portail de la propriété (sur la route d'Abreschviller) et un rare et curieux cadran solaire en grès, formé d'une colonne supportant un dodécaèdre gravé sur toutes ses faces et remonté devant le CES de Lorquin.

Dans l'église Sainte-Croix édifiée en 1749, on remarquera le maître-autel de la fin du XVIIIe siècle ; sa composition et sa décoration permettent de l'attribuer au sculpteur sarrebourgeois Dominique Labroise.
Lorquin conserve deux chapelles : Sainte Anne, érigée en 1809, renferme un bel autel baroque attribué à Labroise. Notre Dame des Ermites abrite une vierge noire, amenée selon la tradition par les gardes suisses du duc de Lorraine vers le milieu du XVIIIe, afin d'honorer à Lorquin, leur vierge d'Einsiedeln.

Comme tous les villages lorrains, LORQUIN fut marqué au cours de l'histoire par une suite ininterrompue d'invasions, de guerres et de dévastations.

  En 1312, bataille entre le duc de Lorraine FERRY IV et Jean Comte de Dabo, allié à Louis Comte de Réchicourt
  Guerre des Armagnacs au début du XVe
  En 1587, expédition des Reitres du duc de Bouillon
  En 1637, mise à sac par les troupes suédoises amenées par le duc Bernard de Saxe-Weymar,
  Campagne d'Alsace du Maréchal de Turenne en 1674
 
   
  Après la Révolution, Lorquin se retrouve chef-lieu de Canton de district de Sarrebourg dans le département de la Meurthe.  
  A l'instar de Phalsbourg, le bourg de Lorquin peut s'enorgueillir d'avoir vu naître des personnalités ayant fortement marqué leur époque : les généraux d"Empire Charles Nicolas BRICE, son frère Joseph Nicolas NOEL et Nicolas Marie THIRY ; Jules Nicolas CREVAUX médecin de marine, explorateur en Amérique du Sud ; Charles Sébastien MARCHAL, médecin, archéologue, légua ses biens pour créer un hospice au début du siècle.  
  Le bourg était devenu très prospère ; depuis 1750, Lorquin était renommé pour ses marchandises et son marché hebdomadaire le plus important de la région jusqu'au milieu du XIXe siècle. A cette époque la population s'occupait en grande partie d'artisanat et de petites industries diverses très florissantes, moulins à grain, à écorces, tanneries, brasseries, scieries, etc...  
  L'établissement après 1840, des grandes voies de communication, chemins de fer, canaux attira les ouvriers partout, enlevant ainsi le plus grand nombre de gens de peine.  
  Cependant, Lorquin restait le siège incontesté de la broderie blanche qui occupait un grand nombre d'ouvrières de la localité. La guerre de 1870-1871, le traité de Francfort, l'annexion à l'empire germanique incita de nombreux habitants à l'émigration.  
  Le mouvement inverse amena des fonctionnaires allemands ; Lorquin gardait sa fonction de chef-lieu de canton...